Sous l’encolure d’un Loden vert
Y’a la carcasse d’un voyageur
Qui pousse la porte, on est ouvert
Tous les jours à la première heure
Un café noir au bout du bar
Et de l’eau fraiche dans un grand verre
j'lui sers toujours la même histoire
Oh il finira bien par me voir
Sous le Loden vert fatigué
Y’a un poète en bandoulière
Qui griffonne les nappes en papier
Moi faut que je dresse le couvert
Y’a un accroc à son revers
Il écrit, je remplis son verre
Je passe un chiffon sur le comptoir
Oh il finira bien par me voir
Il finira bien par me voir
Il finira bien par me voir
Oh il finira bien par me voir
Dans ses yeux y a comme un désert
L’été, le printemps, l’univers
J’lui dit salut je m’appelle Agathe
Y regarde un vieux pigeon qui boîte
Dans l'une des poches du Loden vert
J’aurais voulu glisser un mot
Mais il va finir par me voir
Il finira bien par me voir
Il finira bien par me voir
Il finira bien par me voir
Oh il finira bien par me voir