Leurs parents ont perdu la raison
Le vide a écrasé leurs poitrines
La fièvre a abîmé leurs corps
Ils regardent leurs mains
Pleines de fleurs
Il n’y aura pas de tombe
Pour les enfants des profondeurs
Quelque part sous les vagues
Leurs crânes se sont brisés
Le corail a recouvert leurs os
Et des jardins ont poussé
Qui abritent la vie
Comme par miracle
Les ancêtres auront peut-être
guidé leurs âmes en apesanteur ?
Il n’y aura pas de tombe
Pour les enfants des profondeurs